Quand nous voyons les japonais, nous avons souvent l'impression qu'ils côtoient une multitude de religion sans grande distinction. Il nous semble que dans ce pays ultra-moderne, il y a peu voire pas de place pour des croyances, que ces dernières sont à mettre au second plan. Ne reste-t-il que des lieux dédiés comme seuls témoins de la religion au pays du Soleil-Levant? Ou bien est-elle omniprésente?
Introduction des religions au pays du Soleil-Levant
Dans l'ensemble, le Japon a accueilli plusieurs religions et croyances. Un grand choix s'offre ainsi aux Asiatiques, entre le christianisme, l'islam, le taoïsme, le shintô et enfin le bouddhisme.
Mais il faut reconnaître que les principales mouvances religieuses qui dominent dans l'archipel nippon sont le shintoïsme et le bouddhisme. La plupart de ces religions ne sont pas originaire de l'archipel: elles y ont été introduites au fur et à mesure de l'histoire du pays.
Par exemple, le bouddhisme, croyance venant de l'Inde, fut importé au Japon par l'intermédiaire de la Chine au VIe siècle. Au début, peu de gens pouvainet accéder à cette religion, réservée à une certaine élite; ce mouvement ne s'est répandu que très lentement dans la population, sous la forme de deux grands courants principaux, déclinés en une multitude d'écoles de pensée sur la pratique bouddhiste.
Vint ensuite le christianisme qui fut amené par les jésuite Saint François-Xavier au XVIe siècle. Ce dernier, prêchant le message chrétien, réussit à convertir beaucoup de japonais. Cependant, ce nouveau mouvement religieux ne fut pas accepté par le shôgun* et ses adeptes furent durement réprimés au XVIIe siècle, ce qui ralentit considérablement son expansion. La voie du Christ ne survivra au japon que grâce aux quelques "marginaux" la pratiquant.
*signifie « général », c'est la contraction de seiitaishōgun, que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ».
